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Le 13 novembre "Nicolaï Greschny en Comminges et en Barousse (1949-1950)"

Par Marie-Laure Pellan Déoux

dimanche 28 octobre 2012

Le prochain exposé de la Société des Études du Comminges aura lieu le mardi 13 novembre de 18 h à 19 h 30 au siège de la SEC.

Nicolaï Greschny, né il y a 100 ans à Tallin, descendait d’une lignée de fresquistes et peintres d’icônes russes. Son père, pope, lui légua dans son enfance les bases de l’iconographie byzantine traditionnelle. Forcé à une longue errance par la révolution russe, puis par le régime hitlérien, Greschny fuira tour à tour l’Allemagne, l’Autriche, passera par la Tchécoslovaquie, le Danemark, la Norvège, l’Angleterre, la Belgique avant d’arriver en France, au camp d’Argelès. Le chef de camp lui permettra de s’évader avec un groupe de Juifs. Il se cachera chez les Jésuites à Toulouse et passera sa licence de théologie.
Lorsque la zone sud est occupée, il se réfugie dans les presbytères de la Montagne Noire où il survit en réalisant des fresques dans des églises. Après la guerre, le vicaire général d’Albi, Gilbert Assémat, soutient l’artiste et le met en contact avec de nombreux prêtres qui font appel à son talent pour orner leurs églises.
C’est ainsi qu’il arrivera en Comminges en 1949 pour réaliser deux grands chantiers, celui de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Miramont-de-Comminges à la demande de l’abbé Laffargue et celui de l’église Saint-Pierre-du Cuing à la demande de l’Abbé Ajustron. En 1950, Albert Salomon, propriétaire des thermes d’Encausse-les-Thermes fait appel à lui pour orner le pavillon de la buvette, un travail exceptionnel dans sa carrière, puisque ce seront ses seules fresques profanes. L’abbé Ajustron lui commandera aussi l’ornementation de la chapelle du baptistère de l’église de Saint-Plancard, cette année là. Il ornera aussi le chœur de l’église Saint-Michel de Férrère en Barousse et de la chapelle Saint-Jean de Ponlat ; et à chaque fois pour remercier un prêtre ou un instituteur de l’avoir hébergé, il peindra des fonds baptismaux (Encausse, Miramont, Mauléon-Barousse) ou l’école de Saint-Plancard.

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